Test

ce widget est un test

vendredi 21 mars 2014

Kepler 51 et ses planètes à très faible densité




Kepler 51 (KOI 620-02) est une étoile relativement jeune (300 millions d'années) découverte en 2012, légèrement plus lumineuse que notre Soleil et située à quelques 3218 Années-lumière. Les observations du téléscope spatial Kepler ont démontré que le système stellaire contient au moins 3 planètes, Kepler 51 b, Kepler 51 c, et Kepler 51d, de période, respectivement, 45,2 jours, 85,3 jours, et 130,2 jours, les plaçant ainsi quasiment dans une configuration de résonance 1:2:3. Grâce à la méthode des transits, en mesurant la réduction lumineuse due au passage de chaque planète devant l'étoile, les chercheurs ont pu déterminer leurs tailles : 7,1 (Kepler 51b), 9,0 (Kepler 51 c) et 9,7 (Kepler 51d) diamètres terriens.

Ci-contre : Les points noirs sont les relevés de flux réels, les lignes colorées représentent le modèle qui correspond le mieux. Les courbure signent le passage d'une planète et renseigne sur la taille de celles-ci.

En tournant autour de leur étoile, chaque planète perturbe légèrement l'orbite des autres, les amenant à transiter très légèrement en avance ou avec retard. Ces variations, connues sous l’appellation TTVs (transit time variations) ont permis à Masuda (2014) d'en déduire leurs masses : 2,1 (Kepler 51 b), 4,0 (Kepler 51 d) et 7,6 (Kepler 51 d) fois la masse de la Terre. Ces données laissent à penser que les trois planètes ont une densité très faible, de l'ordre de 5% de la densité de l'eau. En comparaison, la densité de la Terre est 5,52 fois celle de l'eau. Même Saturne, dont la densité atteint 0,7 fois celle de l'eau seulement, est plus dense. Les planètes du système Kepler-51 ont donc une densité inférieure à celles que l'on trouve dans les planètes du système solaire, augurant l'existence d'une enveloppe hydrogène-hélium importante, de l'ordre de 10% (Kepler-51b), 30% (Kepler 51 c) et 40% (Kepler-51 d) de leurs masses respectives

Ce sont peut-être les planètes les moins denses que l'on connaisse, moins denses dans leur globalité, même, que l'air que l'on respire!

Masuda K. (2014), "Very Low-Density Planets around Kepler-51 Revealed with Transit Timing Variations and an Anomaly Similar to a Planet-Planet Eclipse Event", arXiv:1401.2885 [astro-ph.EP]